Au début du procès autour du failli belge banque Optima est un ancien PDG Jeroen Piqueur a immédiatement engagé une bataille juridique. Selon l'un des avocats de Piqueur, les droits de son client ont été violés par une décision illégale.
Le procès a débuté près de neuf ans après l'effondrement du groupe financier Optima devant le tribunal pénal de Gand. Douze accusés doivent répondre d'une série d'accusations. Parmi eux figurent l'ancien PDG Jeroen Piqueur, son fils Ruben, son gendre Gorik Vandersanden, l'ancien ministre Luc Van den Bossche et l'investisseur Jos Sluys, ainsi que son groupe d'investissement Saffelberg Investments. Les accusations portent notamment sur la falsification, l'utilisation de faux documents, la fraude, l'abus de biens de l'entreprise, l'abus de confiance et le blanchiment d'argent.
Dès le premier jour du procès, Jeroen Piqueur et son équipe d'avocats ont immédiatement contesté la composition du tribunal. Un avocat du cabinet de Hans Rieder, l'un de ses avocats, a affirmé que la défense n'avait pas reçu d'informations sur l'identité des juges. Après une brève consultation, les trois juges ont décidé que les droits des parties concernées n’avaient pas été violés et ont ajouté la discussion sur cette question à l’affaire principale. En conséquence, le procès a été reporté au 26 mars à 9 heures pour une nouvelle mise en accusation.
On ne sait pas encore si Piqueur et ses avocats déposeront une demande de récusation contre les juges. Par le passé, ils ont déjà réussi à récuser un juge d'instruction en raison d'une « apparence de partialité ». En partie à cause de cette stratégie dilatoire, il a fallu près de neuf ans avant que le processus puisse commencer.
Le procès devra déterminer si d'anciens dirigeants d'Optima ont retiré 100 millions d'euros de la banque via des structures étrangères au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Des accusations d'honoraires excessifs pour des missions de conseil et de commissions secrètes sur des produits d'assurance sont également portées contre eux, le tout dans le but de retirer des fonds de la banque à des fins personnelles.
Optima Bank a été déclarée en faillite en juin 2016 après que la Banque nationale a constaté des irrégularités dans sa gestion. Le groupe, fondé par Jeroen Piqueur en 1991, a débuté en tant que planificateur financier. En 2011, Piqueur a pu reprendre les activités bancaires de l'assureur Ethias, ce qui a également permis à Optima de proposer des services bancaires à ses clients.
Cependant, il est rapidement apparu que la direction de la banque ne respectait pas les recommandations de la Banque nationale. À la mi-2014, Optima a cessé d’offrir des services bancaires et des prêts. Après un nouvel audit en 2016, la Banque nationale a décidé de révoquer la licence bancaire d'Optima Bank, et la banque a fait faillite une semaine plus tard.
La défense de Piqueur devrait s'efforcer de minimiser son rôle et de rejeter la faute sur la Banque nationale. Le verdict de ce procès est attendu dans quelques mois.
Quel est l'objectif du procès autour de la banque belge en faillite Optima ?
Le procès devra déterminer si d'anciens dirigeants d'Optima ont retiré un montant de 100 millions d'euros de la banque via des structures étrangères. En outre, des allégations font état d’honoraires excessifs pour des missions de conseil et de commissions secrètes sur des produits d’assurance.
Que s’est-il passé le premier jour du procès ?
Dès le premier jour du procès, l'ancien PDG Jeroen Piqueur et son équipe d'avocats ont immédiatement contesté la composition du tribunal. Ils ont affirmé qu’ils n’avaient reçu aucune information sur l’identité des juges.
Quelles sont les attentes concernant la défense de Jeroen Piqueur ?
La défense de Piqueur devrait s'efforcer de minimiser son rôle et de rejeter la faute sur la Banque nationale. Le verdict de ce procès est attendu dans quelques mois.
